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Préface

Il pleut en ce jour qu’on dit être dimanche. Ce 10 juin 2001, l’histoire retiendra la mise en scène commerciale du TGV Paris-Marseille. 600 km en 3 heures. En rendant visite à Manuel Van Thienen dans la montagne ardéchoise, ce n’est pas du temps que je viens gagner. Non, plutôt la confirmation de l’idée que je me fais de l’édition. Quêteur d’authenticité, Manuel Van Thienen l’a été de 1988 à 1998, avec la revue «Sur le Dos de la Tortue». Consciencieusement, il a traduit de nombreux auteurs amérindiens. «Contemporains», précise-t-il pour rompre avec l’image passéiste et idéalisée d’un folklore emplumé. D’ailleurs, le titre que je lui propose sur son expérience d’éditeur, Manuel Van Thienen : un rêve amérindien, le fait réagir. Un rêve que sans tronçonneuse, en parfait sculpteur sur bois, il commence à tailler en pièces. De quel rêve peut-il bien s’agir? s’interroge-t-il. Faut dire que cet anar atypique, né en 1953, père de deux enfants, ne fait pas dans la dentelle. Poésie-Rencontres, où il publia une anthologie de la poésie amérindienne est désormais jugé trop élitiste, trop institutionnelle, vernis autant que vitrine culturelle de la ville de Lyon. Pour lui, comme pour Gabriel Celaya, «...maudite soit la poésie conçue comme un luxe culturel pour les neutres...» [...]

Extrait de Le rêve amer-indien. Ed. du Mont Popey.